Est-ce qu’un programme spatial en vaut vraiment la peine?

•février 10, 2010 • Laisser un commentaire

Il semble que ce soit le cas, pour la NASA du moins, à en juger d’après le budget fiscal pour 2011 présenté lundi dernier (le 1er février 2010) par le président américain Barack Obama. Même si ce dernier a décidé d’annuler le programme « Constellation », mit en place par l’administration Bush en 2004 et qui devait renvoyer des humains sur la Lune d’ici 2020, le budget de la NASA augmentera de 3 milliards de dollars sur les 5 prochaines années pour un beau total de près de 21 milliards de dollars en 2015. Cet argent sera utilisé principalement pour la recherche, l’exploration ainsi que pour l’opération de la Station Spatiale Internationale.

Tout çela est bien beau, mais une telle somme ne serait-elle pas plus utile à d’autres fins que celle de vouloir envoyer des hommes dans l’espace ou explorer Mars? Surtout dans un pays où l’éducation coûte cher de même que l’accès à des soins de santé. Ceci est, de l’humble avis de l’auteur de cet article, un parfait exemple de gaspillage de ressources.

Il est vrai que certaines technologies spatiales, particulièrement les satellites, peuvent venir en aide à l’être humain en améliorant les communications et en aidant à prévoir certains phénomènes dévastateurs. Cependant, comment peut-on se permettre d’envoyer des hommes dans l’espace alors que d’autres meurent de faim ou n’ont pas de logis?

Tout çela ne démontre que trop bien les incohérences et les abus du système capitaliste dans lequel les plus riches gaspillent leur richesses dans des projets surperflus plutôt que d’utiliser ces dernières pour venir en aide à ceux qui n’ont pas de quoi vivre convenablement! Ne serait-il pas plus logique de s’occuper des habitants de notre propre planète avant de penser à explorer l’espace et Mars?

– Anonymee

Previews

•décembre 10, 2009 • Laisser un commentaire

Myths for Profit: Canada’s Role in Industries of War and Peace

Voir aussi :
H2Oil – Trailer
LA DOMINATION MASCULINE – BANDE-ANNONCE

La violence policière et l’impunité

•décembre 10, 2009 • Laisser un commentaire

Nos quartiers sont marqués par une lourde présence policière, et ce au nom de la sécurité publique, mais qui est réellement protégé par la police?

Au fil des ans, nous n’avons pu que constater que la police se protège elle-même, échappant aux conséquences de ses actes, et ce même quand la population réclame justice pour les individus et les communautés victimes de violence policière. Le harcèlement vécu par les communautés de couleur, les migrants, les pauvres, les travailleurs et les travailleuses du sexe ainsi que les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale démontre bien que les populations les plus affectées par la violence policière et l’impunité sont également celles qui subissent d’autres formes de violence institutionnelle. De plus, la police joue un rôle important dans le maintien de l’oppression et de la répression des peuples autochtones, sur des terres qui leur ont été volées.

En posant un regard honnête sur le rôle de la police dans notre société, nous constatons qu’elle existe pour «servir et protéger» les intérêts des institutions gouvernementales, des entreprises et de l’élite plutôt que pour assurer la sécurité et le bien-être de nos communautés et surtout de nos jeunes. La «police communautaire», qui travaille fréquemment en collaboration avec des ONG et des groupes communautaires conservateurs, sert quant à elle, à masquer cette choquante réalité.

Le Forum contre la violence policière et l’impunité est un effort de collaboration entre plusieurs militants et militantes pour la justice sociale. Le Forum vise à créer un espace qui nous permettra de discuter, de partager des expériences et de développer des stratégies de lutte pour un monde sans violence policière.

En regardant d’abord la réalité de Montréal à travers différentes thématiques (dont l’immigration, le profilage social et racial, la violence sexiste, la répression politique et la colonisation), le Forum cherche à briser l’isolement des différentes communautés aux prises avec la violence policière et à exposer le caractère systémique de cette violence. Le Forum vise à mobiliser la population à travers des projections de film, de la musique, des performances de hip hop et de poésie, des ateliers, des discussions, des panels et des témoignages.

L’idée du Forum contre la violence policière et l’impunité est issue de la Coalition Justice pour Anas, afin de rassembler ceux et celles qui font face et qui luttent contre la violence policière sur l’île de Montréal. Un des principaux objectifs de cette initiative est de créer et de consolider les liens et les réseaux de solidarité entre les personnes qui sont victimes de violence policière et qui luttent au quotidien contre cette injustice dans différents quartiers de Montréal. La manière la plus efficace de combattre le harcèlement, le profilage et la violence policière consiste à construire de fortes relations de solidarité et d’entraide au sein de nos différentes luttes et campagnes. Ensemble, nous espérons renforcer nos mouvements contre la violence policière et l’impunité, tout en travaillant à construire un avenir sans violence policière.

[La police et les médias de masse ne sont pas les bienvenus: Le Forum se veut un espace accueillant et sécuritaire, et qui favorise l’expression et le partage d’expériences par les membres de la communauté. Dans l’esprit de cet événement, les individus victimes de violence policière doivent se sentir à l’aise de pouvoir s’exprimer, sans crainte de représailles de la part des autorités ou d’être placé-es sous les projecteurs par les médias.]

– ANONYME_2

L’indépendance du Québec, un projet toujours actuel?

•décembre 10, 2009 • Laisser un commentaire

L’indépendance du Québec, un projet toujours actuel?

À cette question je répondrai NON. S’il est vrai que le Québec à historiquement souffert de la domination anglo-canadienne, il serait totalement déconnecté de la réalité de prétendre que le Québec d’aujourd’hui est toujours sous les contraintes d’un lien colonial ou néocolonial ou encore qu’il est dominé par l’impérialisme.

Le conseil de la souveraineté (un organisme indépendant (sic) mis sur pied par le PQ) soutient lui-même que « les institutions nationales [que les Québécois et les Québécoises] se sont ingéniés à mettre en place au fil des ans, les politiques économiques et sociales qu’ils ont collectivement mises en œuvre et qui font l’envie de plusieurs ont en même temps procuré à notre peuple une formidable avancée sur la voie d’une plus grande autonomie et d’une prise en main de sa propre destinée » et il écrira plus loin que « le Québec possède déjà tous les atouts d’un pays ». Il citera notamment : un vaste et riche territoire, une population hautement scolarisée et une économie « moderne et compétitive » Il est tout de même ironique que le Québec a pu se développer à ce point dans le cadre d’un régime qui empêcherait son libre développement (!).

Le Québec est même passé d’un statut de nation dominée à celui de nation impérialiste (dans le sens économique lié au développement du capitalisme). En effet, plusieurs grosses entreprises, pour la plupart des quasi-monopoles, jouent un rôle déterminant au Québec (et de plus en plus, elles sont principalement formées avec des capitaux). On n’a qu’à pensé à Bombardier, SNC Lavalin, Quebecor World, le groupe Cascades, Hydro-Québec. On peut aussi parler de l’entreprise Gildan (productions de vêtements) qui a fermé son usine à Valleyfield pour s’installer au Honduras afin d’y exploiter plus durement ses employés et d’en rapatrier les bénéfices ici au Québec. D’ailleurs, comme le Canada a des intérêts économiques au Honduras, le gouvernement y a envoyé les forces armées afin de soutenir le coup d’État présentement en cours et réprimer la mobilisation qui s’y organise.

L’impérialisme québécois à l’étranger…

L’exportation des capitaux est très importante. Plusieurs entreprises québécoises ont des investissements directs et indirects à l’étranger. On n’a qu’à penser à Bombardier qui investit aux États-Unis, en Irlande etc., au groupe Cascades en France, à Hydro-Québec qui recherche activement de nouveaux marchés en Afghanistan, en Iraq et dans plusieurs pays du tiers-monde via ses entreprises d’expertises hydro-électriques. Les entreprises québécoises ont maintenant suffisamment les reins solides pour s’allier avec des monopoles étrangers et conquérir le monde.

Le conseil de la souveraineté affirma même que « L’activité économique du Québec d’aujourd’hui s’apparente déjà à celle d’un pays souverain. Pas moins de 80% de ses échanges économiques suivent l’axe américain nord-sud, une proportion qui va croissant, au détriment de l’axe canadien est-ouest.»

Mais à qui servent tous ces débats sur l’indépendance?

Essentiellement, ce projet ne sert plus aujourd’hui qu’à assurer et favoriser «la cohésion des différentes composantes de notre population », comme l’écrit Maka Kotto. En termes clairs, le projet indépendantiste a pour effet de souder toutes les classes et de masquer leurs intérêts divergents ; il sert à faire en sorte que tous et toutes – travailleurs et travailleuses d’abord – acceptent de mettre la main à la pâte, d’en faire toujours un peu plus, sous prétexte de favoriser « la réussite du Québec » (M. Kotto).
Après tout, n’est-ce pas Bernard Landry qui disait que la principale différence entre Le PQ et les libéraux est l’approche « ouverte et modérée, […] fondée sur le consensus plutôt que la confrontation ». Pour le reste, nous savons que c’est blanc bonnet, bonnet blanc.

La suite dans la prochaine parution du Détraqué

– ANONYME_1

Majesty, go home!

•décembre 6, 2009 • Laisser un commentaire

Dans le cadre d’une visite d’une dizaine de jours au Canada, le Prince Charles s’est arrêté à Montréal mardi, le 10 novembre dernier. Bien évidemment, l’Angleterre ne sort pas une cent de sa poche puisque c’est le Canada qui invite, mais quel désastre ! Heureusement, plus de 200 manifestants opposés à la monarchie lui réservaient tout un accueil devant la caserne du régiment Black Watch.

Son arrivée qui était prévue aux alentours de 17h a été retardée en raison de l’intervention musclée de l’escouade anti-émeute du SPVM qui a dû intervenir en raison de cette masse de militants qui se faisait bruyante. Les casques blancs du SPVM s’en sont donnés à cœur joie pour taper sur ces activistes unis et prêts à tout pour déranger la venue d’un homme qui représente le symbole de la monarchie anglaise anti-démocratique. Cette monarchie qui, durant plusieurs années, a prônée la violence, l’exploitation et l’oppression, a désormais les mains tachées de sang de tous ces peuples qui ont dû passer sous le joug des Britanniques. Et j’entends déjà les échos des incultes traiter les indépendantistes de racistes et à eux, je leurs dis : « le combat contre la monarchie anglaise et pour la langue française a pour but et je cite le grand nationaliste Pierre Bourgault : « Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule ».

Si les fédéralistes, eux, étaient enchantés de voir le prince de Galle débarquer en visite, nous, les militants, nous lui avons très bien démontré ce que nous pensions de cette monarchie anglaise désuète. Des slogans tels : « Monarchy go home! » ou « Le peuple uni, jamais ne sera vaincu! » résonnaient entre les drapeaux des patriotes de 1837 et les murs de la caserne des Black watch. Vers 18h00, les policiers de l’escouade anti-émeute ont recommencé à avancer, frappant en cadence sur leur bouclier, forçant ainsi les manifestants à reculer jusqu’à la rue plus au sud de la caserne.

Le futur roi est finalement arrivé vers 18h30. Ce début de soirée qui n’a pas été de tout repos pour les militants, a finalement porté fruit, car ce très cher Charlo qui avait prévu une entrée triomphale par la grande porte d’en avant, sous l’œil vendu des médias de Radio-Cadenas, a dû heureusement passé par la petite porte d’en arrière dans la ruelle avec les vidanges. Bien évidemment, nous aurions préféré qu’il rebrousse chemin, mais quand même, cela symbolise clairement la défaite du monarque devant les militants qui trouvaient cela inacceptable et inconcevable de voir le prince de Galles au Québec.

Nous vaincrons!

– Le Petit Polémiste

Projet – Suicide collectif : Ça vous dérange pas trop?

•décembre 6, 2009 • Laisser un commentaire

Étant nous même la seule civilisation que nous connaissons, je crois qu’il serait important que l’on sauvegarde notre race humaine. Saviez-vous que nous sommes la seule race qui se détruit elle-même? C’est quand même ridicule d’assister à un suicide collectif que l’on créé tous ensemble. Wow… premier travail qui rejoint tous les habitants de la planète… Quel travail d’équipe, c’est fantastique… Il est évident qu’il nous paraît souvent superflu de penser que nous pouvons changer les choses. Par exemple, y aurait-il plus de pollution dans l’air si aujourd’hui je prenais ma voiture pour me rendre au travail ou à l’école? Seulement, il y a un phénomène que l’humain a tendance à oublier : La solidarité. Parfois, j’entends des gens dire que cela ne sert à rien de faire des efforts, parce que personne n’en fait. Au fond, ils mettent tous le blâme sur les autres, lorsque c’est chacun d’eux qui causent le tord. Avez-vous participé à la magnifique expérience de lire L’existentialisme est un humaniste, de Jean-Paul Sartre? Les concepts élaborés par Sartre s’approprient tous une philosophie de la célèbre citation de son livre : « L’existence précède l’essence » . Cela signifie, de manière plus concrète, que l’être humain ne subie plus de pression transcendante, c’est-à-dire, d’un être supérieur divin. Il possède son destin entre ses mains : Il peut désormais choisir qui il veut être et ce qu’il veut faire. Avec les choix et les engagements qu’il prendra au cours de sa vie, il aura la liberté de se définir lui-même.

Avant, lorsque le système aristocratique était en place, l’homme faisait le métier de son rang social, qu’il ne pouvait choisir, il se devait d’être catholique pour être accepté par la société. De nos jours, l’homme peut devenir pratiquement ce qu’il veut, car il n’a absolument pas de barrière sociale, il étudie pour exercer le métier qu’il désire faire. Seulement, il faudrait peut-être que les études postsecondaires soient gratuites pour favoriser l’accessibilité de l’éducation à tous, mais c’est un autre débat… Vous pouvez donc constater comment nous sommes chanceux, aujourd’hui, de faire nos propres choix et de s’engager dans ce qui nous tient à cœur. Ce concept de liberté a, par contre, certaines conséquences : La création d’un monde plus individualiste. Autant la liberté peut être un bonheur qu’elle peut être un vrai gaspillage. Étant donné que l’homme peut se définir lui-même avec ses choix, il reste que pour certains, les choix prennent des mesures morales qui n’ont aucun sens. Il peut décider d’agir uniquement pour lui. Chaque humain, lorsqu’il agit dans son milieu, engendre l’humanité entière à répéter le même geste. Donc, si l’humain fait attention à ne pas laisser de traces et de déchets sur son passage, il encourage l’humanité entière à imiter ce qu’il fait. Par contre, si l’homme jette sa gomme par terre, il encourage un environnement mal propre. Il est évident que l’être humain n’est pas parfait et qu’il lui arrive de s’égarer parfois de la route. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, je vous propose des petits trucs pour améliorer le milieu qui vous entoure, et du même fait, celui des autres.

• Lorsqu’une gomme à mâcher est chiquée, il est certain qu’elle se ramasse à la poubelle. En Amérique du Nord, en une seule minute, il y a 26 000 gommes chiquées et en 1,44 seconde. Cela procure énormément de déchets. Pourquoi ne pas utiliser des pastilles à la menthe? Elles fondent dans la bouche!

• Plus de 98% du papier de toilette utilisé en Amérique de Nord provient de forêts vierges. 270 000 arbres, à chaque jour dans le monde, sont abattus à cette fin. Il serait préférable de faire l’utilisation de papiers de toilette recyclés et de ne pas prendre à la tonne des carreaux de papiers de toilette pour rien! Ah oui, j’oubliais… le rouleau de papier de toilette est aussi recyclable!

• Au lieu d’utiliser des petits sacs en plastique pour vos lunchs (par exemple, un sandwich ou des biscuits), l’utilisation de contenants en plastique serait beaucoup plus écologique!

• Le moteur d’une automobile devrait être éteint après 10 secondes lorsqu’il n’est pas en marche. Avec les nouveaux moteurs à injection que possèdent les nouvelles voitures, il est beaucoup plus profitable pour l’environnement que l’utilisateur redémarre l’automobile quelques instants plus tard, que de le laisser fonctionner sans raison précise.

Grosso modo, ces petits trucs concernant votre environnement vous permettront de devenir un citoyen plus avant-gardiste, et ainsi acquérir un mode de vie plus sain pour votre santé. Le sujet concernant les changements climatiques est très actuel et le moyen de remédier à cela est simplement de commencer par soi! Pensez que comme vous, 6 autres milliard d’individus mangent, vont à la toilette, et auront de plus en plus de voitures. Le destin de l’humanité est entre les mains de chacun. Si à un moment donné tout ça pète, qui seront les victimes et à la fois les bourreaux de cette destruction humaine? Vous en serez bientôt les ancêtres. Pensez aux gens que vous aimez : Votre mère, votre père, votre famille, vos amis et votre amoureux(se) ou vos proches, on ne sait jamais! L’enfant de l’enfant de l’enfant (multiplier par cent) de votre enfant connaîtra le pire désenchantement du monde et verra périr à la fois ses proches qui créaient son bonheur, mais à la fois lui-même. Il ne sera plus le temps de dire : si on avait…

– ANONYME_3

Sources
Gomme
Papiers de toilette

Occupation double : Les nantis, ensuite les miséreux

•décembre 6, 2009 • Laisser un commentaire

Nous savons depuis plusieurs décennies que l’utilisation des automobiles n’est pas ce qui a de mieux pour l’environnement. Effectivement, plusieurs recherches ont démontrés qu’entre autre le dioxyde de carbone émis par les véhicules et les transports routiers est responsable de certains méfaits (par exemple, les smogs, les précipitations acides et les effets de serre). Présentement, au Québec, le transport routier est responsable d’environ 40 % des gaz à effet de serre ainsi de près de 80 % de certains gaz causant les smogs. À chaque année, près de 15 millions d’automobiles et de camions voyagent au Canada. Chacun de ces véhicules rejettent environ 4 tonnes de matière polluante. Comme on peut le constater avec ses statistiques, le transport a une très grande part de responsabilité dans les changements climatiques.

Étonnement, c’est en 1896 qu’un scientifique suédois (Svante Arrhenius) a découvert que la combustion des combustibles fossiles pouvait faire augmenter la chaleur globale. Cette idée a été oubliée jusque dans les années 1980, lorsque le glaciologue Claude Lorius ainsi que des collègues soviétiques se sont installés à la station Vostok, en Antartique, afin d’effectuer certaines recherches. En 1985, les foreurs russes sont parvenus à extraire des carottes de glace allant jusqu’à un kilomètre de profondeur. L’analyse de cette recherche, qui a été publiée deux ans plus tard, en 1987, démontre que depuis cent mille ans, il existe une corrélation étroite entre températures moyennes et teneurs en gaz à effet de serre. Depuis la révolution industrielle, la teneur en dioxyde de carbone dans l’air a augmenté de 25%. Le problème, c’est que le CO2 et les autres gaz sont emprisonnés dans l’atmosphère, puisque le rayonnement du soleil reflété par le sol devant retourner dans l’espace est arrêté. Plusieurs conséquences environnementales s’engendrent, parce que ce phénomène là est un résultat de la présence humaine. Qui dit chaleurs et sécheresses, dit moins de récoltes. Qui dit moins de récoltes, dit perspective d’une famine mondiale. En 1988, une sécheresse sans précédent s’est manifestée, en particulier en Amérique du Nord. Pour vous donnez une idée, les récoltes de maïs des États-Unis sont passées de 225 millions de tonnes à 116 millions. Il y avait également moins de récoltes au Canada, les 60 millions de tonnes de céréales sont tombés à 37. Nous pouvons donc imaginer que si nous, parmi les pays les plus riches de la planète, avons des pertes alimentaires, comment les pays du tiers-monde sont complètement dépourvus! Et ce n’était que le commencement. Un rapport de la Banque mondiale, daté de septembre 2008, affirme qu’en 2005, trois milliards 140 millions de personnes ont vécu avec moins de 2 dollars 50 par jour et que 44% d’entre eux ont même survécu avec moins de 1 dollar 25. Ce n’est pas tout. Une autre statistique, cette fois de Global Starvation, admet que chaque jour, 30 000 personnes dont 85% sont des enfants de cinq ans et moins meurent de malnutrition, de maladies ou de famine. Les décès que l’on aurait pu éviter depuis les quarante dernières années dépassent les 300 millions. Vu la demande des aliments de base, les récoltes en sont beaucoup moins fructueuses, le prix de ces produits augmentent… On dit que c’est la loi du marché. Cargill, qui est un fournisseur international de produits alimentaires, contrôle les prix mondiaux des aliments et leur distribution, selon l’article Making a killing from hunger, publié en avril 2008… Selon cet écrit, il est extraordinairement ridicule de s’apercevoir comment les bénéfices des sociétés mondiales d’engrais, qui sont des multinationales, ont augmentés depuis le début de la crise alimentaire mondiale. Selon http://www.grain.org/articles/?id=39, Potash Corp, une multinationale canadienne, celle-ci a eue des bénéfices de 72 % de 2006 à 2007. Sinochem, qui dit textuellement sur son site internet : « Sinochem has five business segments including agricultural, energy, chemical, real estate and finance. It is China’s biggest integrated agricultural company with fertilizer, pesticide and seed product. It is china’s fourth largest oil company and leading chemical service provider. » Elle a générée des bénéfices de 95% pendant cette année. Mosaic, multinationale américaine qui produit également des aliments de base, a fait, quant à elle, 141% de profits. Avec ses chiffres, il semble que ces entreprises profitent bien du réchauffement planétaire causé par les changements climatiques. L’augmentation explosive des prix des aliments de base peut constituer pour une famille très pauvre, une question de vie ou de mort. Ce ne l’est pourtant pas pour les dirigeants des entreprises mondiales d’engrais. David J. Rothkopf, professeur et chercheur en matière de politique étrangère américaine et de la stratégie économique, dit dans son livre Superclass : « Si vous êtes nés à la mauvaise place, comme en Afrique sub-saharienne, vous manquez de chance ». Il affirme également que 10% des personnes des plus nanties de la planète possèdent 84% de la richesse. La question qu’il se pose, c’est est-ce que l’on peut appeler réellement cela de la malchance? Ou serait-ce davantage le résultat de politiques soutenues par l’élite politique qui protège cette minorité aisée au dépend du plus grand nombre?

Si l’on se fit à la Sélection naturelle, philosophie élaboré par Darwin, dans toute la vie des êtres humains, des espèces animales, végétales et bactériologiques, celui qui survivait était le mieux adapté. Nous pouvons conclure ici, avec le réchauffement de la planète, que ceux qui semblent s’adapter le plus, sont ceux qui ont le plus d’argent…

– ANONYME_3